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mardi 14 février 2017

Demain, des ouvriers surveillés numériquement ?

J'ai publié ce matin dans le quotidien Les Echos une enquête sur la réalité augmentée et les outils connectés qui permettent déjà de guider les opérateurs de production ou de maintenance. Mais qui, demain,  pourraient aussi servir à les surveiller. En permanence.
Nous verrons peut-être bientôt notre garagiste chausser des lunettes de réalité augmentée qui lui montreront, étape par étape, comment réparer notre voiture. Mais qui enregistreront aussi le moindre de ses faits et gestes, ce qui permettra de savoir combien de temps il aura mis pour mener à bien sa tâche, s'il faut l'envoyer en formation... ou s'il doit changer d'emploi. Voilà un des scénarios sur lesquels planchent les consultants, industriels et syndicalistes qui réfléchissent à l'usine 4.0…
Cette enquête comprend également un encadré  sur le risque juridique que la traçabilité associée à la réalité augmentée est susceptible de faire courir à l'employeur :
http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211778114090-un-risque-juridique-pour-lemployeur-2064770.php#x5Ai6YksSoOOqGG7.99

mardi 8 mars 2016

Quant les traces que nous laissons sur Internet servent à nous accorder un crédit. Ou à nous le refuser !

J'ai publié ce matin dans le quotidien Les Echos un article sur une nouvelle tendance qui arrive des Etats-Unis et d'Asie : utiliser les données publiques, les réseaux sociaux et les algorithmes prédictifs pour évaluer, en quelques minutes, les capacités de remboursement des individus ou des petites entreprises.

Pour évaluer le risque que représente un emprunteur, des start-up (Affirm, Biz2credit, Zest Finance aux Etats-Unis…, Lenddo aux Philippines…) scannent des centaines de « signaux faibles » : temps passé à taper son adresse e-mail (pour détecter les copier-coller, souvent symptomatiques d'une adresse créée pour la circonstance…), horaire de la demande (les formulaires remplis la nuit suscitent la méfiance…), identité sur les réseaux sociaux, descriptif du travail sur Linkedin, nombre d'amis sur Facebook, heures et fréquence d'envoi des courriels…

Pour en savoir plus :
Comment le Big Data va bousculer le crédit

mercredi 4 novembre 2015

Données personnelles  : quelle vie après la mort ?

CaptureLesEchos2015-11-03A l'occasion de la Toussaint,  j'ai publié hier matin dans le quotidien Les Echos une enquête sur le casse-tête économique, juridique et sociétal que représentent les données numériques des personnes décédées.


Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), 0,8 % de la population meurt chaque année. Ramené au 1,49 milliard d’utilisateurs de Facebook, cela fait chaque année environ 11 millions de comptes qui ne sont plus consultés par leur propriétaire, parti ad patres. Leurs données continuent à être stockées, mais, telles quelles, ne rapportent plus aucun revenu publicitaire. Détruire ces données ? Mais sur quelle base légale, et au bout de combien de temps ? Au risque de voir les héritiers porter plainte pour destruction des traces numériques de leurs proches ? Parfois, au contraire, ce sont les descendants ou les ascendants qui demandent en vain la fermeture du profil d’un parent décédé…


En savoir plus sur : http://www.lesechos.fr/journal20151103/lec1_idees_et_debats/021443695774-donnees-personnelles-quelle-vie-apres-la-mort-1171611.php?Dgc0oB7r1ZwzMt63.99

 Cettte enquête comporte également une interview de la secrétaire d'Etat en charge du Numérique,  Axelle Lemaire, dont le futur projet de loi devrait prévoir que tout internaute puisse définir des directives sur la conservation et la communication posthumes de ses données personnelles :  http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021448671907-axelle-lemaire-les-usagers-doivent-pouvoir-exprimer-leurs-volontes-quant-au-devenir-de-leurs-donnees-apres-leur-mort-1171726.php  

 Enfin, cet article est accompagné d'un encadré sur les données de santé : http://www.lesechos.fr/journal20151103/lec1_idees_et_debats/021443789323-dix-ans-darchivage-pour-les-donnees-de-sante-1171584.php

mardi 25 novembre 2014

Rendez-nous nos données !

J'ai publié ce matin dans les Echos une enquête sur la protection des données personnelles sur le Web, un enjeu crucial pour les années à venir, les internautes se montrant de plus en plus sensibles à l’utilisation de ces informations. Réseaux sociaux, entreprises et chercheurs travaillent à des solutions.


Cet article comprend également deux encadrés :

• une interview de la présidente de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), Isabelle Falque-Pierrotin : « Ceux qui pensent être propriétaires de nos données se trompent »


• Héberger ses données chez soi

mercredi 5 mars 2014

Pouvons-nous reprendre le contrôle de nos données personnelles ?

J'ai publié hier matin dans le quotidien Les Echos une enquête sur « Comment se réapproprier nos données ». Un enjeu qui préoccupe de plus en plus d'internautes et en particulier de jeunes, des représentants de la « génération numérique », conscients que les informations qu'ils partagent avec les géants du Web, comme Facebook et Google, rapportent énormément d'argent à ces entreprises et que ces données peuvent être « réquisitionnées » par les gouvernements pour les espionner.

Cet article est disponible en ligne : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/debat/0203345079646-comment-se-reapproprier-nos-donnees-654137.php

 Il est accompagné d'un encadré sur les étranges pratiques de Facebook en matière de publicité : Facebook et les données sensibles.

Le réseau social permet aux annonceurs de cibler des publicités en fonction de nos centres d'intérêt supposés pour certaines pratiques sexuelles ou certaines drogues illicites. J'ai déjà longuement abordé ce sujet ici. J'ai bien sûr sollicité les explications d'un représentant de Facebook France. Pour l'instant, je n'ai pas reçu de réponse. J'ai fait remonter ces informations au Data Protection Commissioner (l'équivalent irlandais de la CNIL - Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) qui est en charge du dossier Facebook pour l'Europe, le siège européen de ce réseau social se trouvant à Dublin.